« Les données sont copiées sur un autre disque, donc elles sont sauvegardées. »
Une copie accessible par les mêmes comptes, dans le même domaine de confiance et sans historique peut être chiffrée ou supprimée avec la source.
01Définis ce qui doit être restauré
Données métier
Bases de données
Configurations
Identités et annuaires
Secrets récupérables selon procédure
Code et infrastructure as code
Clés de licence et installateurs
Documentation de reprise
Catalogue des sauvegardes
Sauvegarder uniquement les fichiers utilisateurs ne suffit pas à reconstruire un service.
02Distingue les mécanismes
Ces mécanismes peuvent se compléter, mais ne sont pas interchangeables.
03Utilise une baseline explicite
Le lab applique une baseline pédagogique proche du principe 3-2-1 :
au moins 3 copies
sur au moins 2 types de support ou systèmes distincts
au moins 1 copie hors site
au moins 1 copie offline ou immuable
Cette baseline doit être adaptée à la mission, au volume, au risque et aux obligations de l’organisation.
04Sépare les domaines de confiance
Production compromise
→ les comptes de production ne doivent pas pouvoir détruire toutes les sauvegardes
Administrateur de sauvegarde compromis
→ une couche d'immuabilité ou une séparation supplémentaire doit limiter l'effacement
Cloud principal compromis
→ la copie de reprise ne doit pas dépendre uniquement du même tenant et des mêmes identités
La séparation organisationnelle et des accès compte autant que la distance physique.
05Protège confidentialité et intégrité
Chiffrement
→ protège les données sauvegardées contre la lecture non autorisée
Checksum ou contrôle d'intégrité
→ détecte une altération
Immutabilité
→ empêche modification ou suppression pendant une période définie
Versioning
→ conserve plusieurs états dans le temps
Les clés de chiffrement et leur récupération doivent être documentées séparément.
06Surveille la capacité réelle
- dernier succès
- durée du job
- volume attendu et volume copié
- espace restant
- erreurs et exclusions
- âge de la dernière copie saine
- date du dernier test de restauration
- couverture du périmètre
Un job vert peut avoir sauvegardé zéro donnée utile si le périmètre a changé.
07Observe la revue du lab
lab=/tmp/soria-cyber-vulnerability-resilience-$USER
bash module3-cyber-vulnerability-resilience.sh setup "$lab"
bash module3-cyber-vulnerability-resilience.sh run "$lab"
column -s, -t "$lab/output/backup-review.csv"
Résultats attendus :
BKP-101 → PASS_BASELINE
BKP-102 → BLOCK_RESILIENCE_GAP
BKP-103 → IMPROVE_MONITORING
BKP-104 → BLOCK_RESILIENCE_GAP
BKP-105 → PASS_BASELINE
08Traite les écarts
Copies insuffisantes
→ ajouter une copie indépendante
Même domaine de confiance
→ séparer identité, rôle et stockage
Pas d'offline ou immuable
→ créer une copie protégée contre l'effacement
Pas de monitoring
→ alerte sur échec, vieillissement et capacité
Test trop ancien
→ planifier une restauration contrôlée
Revois cinq plans de sauvegarde
Explique pourquoi BKP-102 et BKP-104 sont bloqués, pourquoi BKP-103 reste insuffisant malgré ses copies, puis propose une preuve vérifiable pour chaque correction.
✓À retenir
Une sauvegarde utile est complète, séparée, protégée, surveillée et restaurable. Le nombre de copies n’a de sens qu’avec des domaines de défaillance réellement distincts.