« RPO et RTO sont des valeurs techniques choisies par l’équipe informatique. »
Ces objectifs expriment ce que la mission peut supporter. Ils doivent être décidés avec le métier, testés techniquement et cohérents avec les dépendances.
01Distingue les deux objectifs
RPO — Recovery Point Objective
→ perte de données maximale acceptable exprimée en temps
RTO — Recovery Time Objective
→ durée maximale visée avant rétablissement d'une capacité acceptable
Exemple :
RPO = 4 h
→ les données restaurées ne doivent pas être plus anciennes que quatre heures
RTO = 8 h
→ le service doit être restauré et validé dans les huit heures
02Pars des conséquences métier
Combien de commandes peuvent être ressaisies ?
Combien de temps une procédure manuelle reste viable ?
À partir de quand les obligations contractuelles sont-elles menacées ?
Quels dommages humains, financiers ou réputationnels apparaissent ?
Quel niveau de service minimal est acceptable ?
Un objectif très court augmente généralement le coût et la complexité de la solution.
03Ne confonds pas objectif et capacité
Objectif déclaré
→ RTO 2 h
Test observé
→ reprise validée en 6 h
Conclusion
→ la capacité actuelle ne respecte pas l'objectif
Réduire artificiellement la mesure ou augmenter l’objectif sans décision métier masque l’écart.
04Cartographie les dépendances
Un service ne peut pas être rétabli avant les éléments dont il dépend.
05Construis une séquence minimale
1. Coeur réseau
2. DNS interne
3. Service identité
4. Base ERP
5. ERP commandes
6. Portail client
L’ordre peut varier selon l’architecture. Il doit être documenté et testé.
06Observe l’erreur intentionnelle
lab=/tmp/soria-cyber-vulnerability-resilience-$USER
bash module3-cyber-vulnerability-resilience.sh setup "$lab"
bash module3-cyber-vulnerability-resilience.sh run "$lab"
column -s, -t "$lab/output/recovery-sequence.csv"
Le lab place volontairement :
SRV-106 Portail client → séquence 3
Dépendances → SRV-103 + SRV-105
Mais SRV-105 est en séquence 5. Le résultat attendu est :
BLOCK_DEPENDENCY_ORDER
07Relie fréquence de sauvegarde et RPO
RPO 1 h
→ une sauvegarde quotidienne ne suffit pas
RPO 24 h
→ une copie quotidienne peut convenir si elle réussit et reste restaurable
RPO quasi nul
→ réplication, journalisation ou architecture spécialisée, avec coûts et risques supplémentaires
La fréquence seule ne suffit pas : il faut intégrer la durée du job, les échecs et le moment du dernier point sain.
08Relie architecture et RTO
Le RTO dépend de :
- temps de détection et de décision
- disponibilité des personnes
- accès aux procédures et secrets de reprise
- capacité de calcul et de stockage
- durée de restauration
- ordre des dépendances
- validation technique et métier
- risques de réinfection
La vitesse de copie n’est qu’une partie du délai.
09Prépare plusieurs modes de continuité
Mode dégradé
→ fonctions minimales ou procédure manuelle
Reprise technique
→ reconstruction des services prioritaires
Reprise métier
→ validation des données et processus
Retour à la normale
→ réconciliation, surveillance et fermeture des mesures temporaires
Le PCA maintient ou adapte l’activité ; le PRA organise la reprise des systèmes. Les deux doivent rester cohérents.
10Produis une décision testable
Service : ERP commandes
RTO : 8 h
RPO : 4 h
Dépendances : réseau, DNS, identité, base
Mode dégradé : saisie limitée hors ligne
Responsable métier : ventes
Responsable technique : IT
Test : restauration semestrielle et exercice annuel
Preuve : transaction validée et mesures horodatées
Défends la reprise de SORIA Distribution
Corrige l’ordre du portail, justifie RPO et RTO pour les six services, puis relie chaque objectif à une preuve de sauvegarde, un test de restauration et un responsable métier.
✓Lot 3 terminé
Tu sais distinguer sévérité et risque, prioriser les corrections, évaluer les sauvegardes, tester la restauration et ordonner une reprise selon les objectifs métier et les dépendances.