« Ajouter un caractère spécial et changer le mot de passe tous les mois suffit. »
La longueur, l’unicité, le blocage des secrets compromis, le gestionnaire, la MFA et la récupération maîtrisée apportent une protection plus cohérente que des variations prévisibles.
01Commence par l’unicité
Un service compromis
+ mot de passe réutilisé
= accès possible à plusieurs services
Un mot de passe unique limite la propagation du credential stuffing.
02Utilise la longueur et une blocklist
Les recommandations actuelles du NIST distinguent le mot de passe utilisé seul de celui qui accompagne un second facteur :
Authentification par mot de passe seul
→ minimum 15 caractères
Mot de passe utilisé dans une MFA
→ minimum 8 caractères
Dans tous les cas
→ accepter les mots de passe longs
→ comparer aux valeurs courantes ou compromises
→ ne pas imposer arbitrairement une composition complexe
→ ne pas forcer une rotation périodique sans preuve de compromission
Une organisation peut choisir une exigence plus forte selon son risque, mais elle doit rester utilisable et justifiée.
03Autorise le gestionnaire et le collage
Un gestionnaire permet :
- un secret aléatoire et unique par service
- l'autoremplissage sur le domaine attendu
- la réduction de la mémorisation humaine
- le partage contrôlé de certains accès organisationnels
Bloquer le collage ou l’autoremplissage peut pousser vers des secrets plus faibles.
04Distingue MFA et résistance au phishing
Un code saisi dans une fausse page peut être relayé. Un authentificateur cryptographique lié au domaine attendu réduit ce risque.
05Adapte l’authentificateur au compte
Administrateur
→ authentification résistante au phishing
→ authentificateur de secours gouverné
→ récupération renforcée
Utilisateur standard
→ MFA au minimum
→ amélioration progressive vers une méthode résistante
Prestataire externe
→ sponsor, durée limitée, revue et révocation
Compte de service
→ pas de connexion interactive
→ clé sous coffre, périmètre minimal, rotation et traçabilité
Un compte de service ne doit pas être traité comme un utilisateur avec un mot de passe partagé.
06Protège la récupération
La récupération peut contourner l’authentification principale.
Bon canal de récupération
- identifié à l'avance
- vérifié
- séparé autant que possible du compte principal
- protégé par une procédure et une trace
Canal faible
- adresse non vérifiée
- simple réponse à des questions devinables
- appel entrant non authentifié
- code transmis à un tiers
La récupération doit être testée sans exposer les codes réels.
07Observe la revue synthétique
lab=/tmp/soria-cyber-threats-identity-$USER
bash module2-cyber-threats-identity.sh setup "$lab"
bash module2-cyber-threats-identity.sh run "$lab"
column -s, -t "$lab/output/identity-review.csv"
Exemples :
ACC-001 → PASS_PHISHING_RESISTANT
ACC-002 → BLOCK_RECOVERY_UNVERIFIED
ACC-003 → BLOCK_PASSWORD_REUSE_AND_WEAK_RECOVERY
ACC-004 → IMPROVE_NON_RESISTANT_MFA
ACC-005 → ENABLE_MFA
ACC-007 → REVIEW_NON_INTERACTIVE_KEY
Le lab n’affiche, ne génère et ne valide aucun mot de passe ou code réel.
08Prépare les preuves
Politique déclarée
→ longueur, unicité, blocklist, MFA, récupération
Preuve de couverture
→ comptes inclus, méthode, exceptions, date de revue
Preuve de résistance
→ authentificateur cryptographique et domaine lié
Preuve de récupération
→ procédure testée, rôles, journal et révocation
Le nombre de comptes « avec MFA » ne suffit pas à décrire leur niveau de protection.
Revois huit comptes
Exécute le lab, justifie les deux comptes bloqués, distingue les deux comptes résistants au phishing et propose une trajectoire pour les comptes push, sans MFA et non interactif.
✓À retenir
Une authentification solide combine secrets uniques, gestionnaire, authentificateurs adaptés, résistance au phishing pour les comptes sensibles et récupération aussi rigoureuse que la connexion normale.